Allocution de Philippe Cheval

Vice-Président du Conseil général de la Somme

Monsieur le Président,
Mesdames,
Messieurs,
Monsieur le Représentant du Directeur du livre et de la lecture,

Merci d’être venus nombreux à notre invitation dans notre département. Merci, Hervé Roberti, d’avoir eu cette idée et de nous l’avoir proposée. Nous l’avons acceptée de grand cœur.

Je suis heureux et fier d’être aujourd’hui parmi vous d’autant que vous souhaitez cette année le 60e anniversaire des bibliothèques centrales de prêt qui sont devenues, au fil des temps, les bibliothèques départementales de prêt. La note que l’on m’a remise me fait parcourir un peu l’histoire...

Le 2 novembre 1945, juste après guerre, le général De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, René Capitant, ministre de l’Education nationale et René Pleven, Ministre des finances, faisaient paraître une ordonnance entraînant le principe de la création des bibliothèques centrales de prêt [1] . A ce moment, le rationnement alimentaire et le rationnement de la culture, se faisaient durement sentir. La Libération libérait les esprits aussi et les mettait en appétit. Il y avait de grands besoins dans le domaine de la culture comme dans bien d’autres.

Aujourd’hui, quasiment tous les départements disposent d’une bibliothèque départementale de prêt.

La Somme ne figurait pas dans cette liste des huit premiers départements dont, dès le lendemain de la parution de ce décret, les bibliothèques ont vu le jour. Il a fallu attendre quelques années, une vingtaine... Faute avouée est à moitié pardonnée, dit-on. Nous avons, depuis, rattrapé notre retard.

Les bibliothèques départementales de prêt sont des outils de l’action obligatoire et volontariste que mènent les conseils généraux dans le domaine du livre et de la lecture. Leurs actions contribuent, sans aucun doute, à combattre l’illettrisme. La diversité des documents que nous proposons, y compris sur de nouveaux supports, contribue à l’évolution du paysage des bibliothèques.

Le réseau évolue également. On sent partout l’engouement pour la création de bibliothèques locales. Elles améliorent et confortent le travail des bibliothèques départementales de prêt et les font évoluer dans un contexte nouveau : le maillage des équipements, dans un département comme le notre, qui est très rural, favorise l’accès à la culture sur l’ensemble de notre territoire.

Les évolutions se font également sentir au niveau du personnel qui, il y a encore quelques dizaines d’années était encore constitué de " bibliothécaires chauffeurs livreurs ", qui traversaient les départements avec des caisses de livres. C’était là l’essentiel de leur travail. Les bibliobus circulent toujours dans nos campagnes, mais la bibliothèque départementale de prêt s’oriente vers d’autres actions : de formation, d’animation de réseau et d’action culturelle au sens large.

Je crois que, à travers vous, il faut remercier et féliciter, tous vos collaborateurs qui amènent véritablement cette vie culturelle au plus profond de nos campagnes. Ce travail est aujourd’hui reconnu. Il est salué par tous.

Dans ce cadre, des partenariats sont à mettre en place. Dans le cas de la Somme, ces partenariats sont locaux, régionaux, nationaux et même internationaux, avec par exemple, le programme Interreg.

Je ne vous affligerai pas d’un discours fait de la banalité de la description de services que vous connaissez touts parfaitement bien. Simplement, en tant qu’élu politique, je salue et soutiens le travail de notre bibliothèque départementale : elle est le vecteur du livre et de la lecture, sans lesquels la culture ne saurait être ni vulgarisée, ni partagée.

Je souhaite que vos travaux soient fructueux, votre Association, alors, Monsieur le Président, aura été un outil précieux au service du livre et la de lecture.

Notes

[1] Ordonnance n°45-2678 du 2 novembre 1945.

Brèves

Les actualités de l'ABD

Retrouvez les dernières actualités de l'ABD

Lire la suite