Ressources numériques et services électroniques en BDP

par Alain Duperrier, directeur de la BDP de la Gironde, pour l’ADBDP

 

Pour commencer, un petit rappel sur le contexte de l’enquête lancée l’année dernière pour préparer ces journées : la vocation de l’étude était libellée ainsi « Réalisation d’un rapide recensement des projets en cours ou à venir d’intégration des ressources numériques à nos collections ou d’offre de services électroniques en ligne ou de soutien à la mise en place de pratiques innovantes au sein du réseau de nos bibliothèques partenaires ».

Nous avons eu 42 répondants, soit 45 % des BDP. Si ce résultat ne permet pas l’établissement de statistiques fines et fiables, il offre toutefois la possibilité de dresser les grandes tendances de nos pratiques et attentes dans le champ des ressources numériques.

L’enquête n’a pas valeur de sondage, elle permet seulement, et très modestement, d’enregistrer quelques tendances lourdes et d’esquisser une photographie de nos postures professionnelles sur la question du numérique et des BDP.

Question n° 1 : Internet a-t-il influé sur l’offre documentaire de votre BDP ?

Si les réponses se répartissent entre 50 % de oui et 50 % de non, des éléments très instructifs sont apportés dans vos commentaires. Pour les 20 BDP qui ont répondu oui, cette influence s’est traduite soit par rapport au travail interne (évolution de nos usages professionnels, de nos pratiques d’acquisitions…) avec parfois un rééquilibrage de certains domaines d’acquisitions (obsolescence trop rapide de certains documents papier par rapport à des informations offertes en ligne), soit par l’évolution de l’offre BDP en direction du réseau. Pour 14 BDP (70 % des oui), l’impact est caractérisé par l’existence ou le renforcement de services offerts par le web (hors services de ressources numériques en ligne) avec une insistance toute particulière sur le catalogue. Par contre, très peu de BDP évoquent la mise en ligne de contenus numériques.

Question n° 2 : Proposez-vous à votre réseau des services numériques innovants ?

Les 2/3 des BDP répondent non. Par extrapolation personnelle, on peut penser que ce sont peut-être les BDP qui se sont senties les plus concernées par Internet qui ont répondu ainsi. Il est difficile de savoir s’il s’agit d’une situation objective et réelle ou l’image que nous avons de nous-mêmes par rapport à l’innovation dans le champ numérique. Une petite note optimiste à la lecture de quelques items récurrents : sentiment d’innovation, une interactivité accrue entre le réseau et le SIGB et son catalogue (toujours le catalogue !), la mise à disposition de ressources numériques en ligne (nous y revoilà également !) mais aussi, et de façon beaucoup plus – voire très – isolée, l’hébergement de bases de BM, la numérisation de fonds musicaux patrimoniaux, la mise en place d’espaces multimédia directement ouverts au public.

Question n° 3 : Soutenez-vous des opérations innovantes mises en place dans des bibliothèques partenaires de votre réseau ?

Oui : 20 % - Non : 80 %

Je cite parmi les réponses négatives « soit que nous ne sachions pas soutenir quand elles existent, soit qu’elles n’existent pas ou que nous ne sachions pas les repérer ». Un constat prégnant dans nos réponses : un forme d’attentisme des réseaux par rapport aux initiatives provenant des conseils généraux. Lorsque nous exprimons que ce soutien à des opérations innovantes existe, il se traduit, très majoritairement, au travers des règlements d’intervention (subventions pour la mise en place d’accès Internet ou ateliers multimédia, acquisition de matériels ou de logiciels pour les personnes handicapées, catalogues collectifs et portails territoriaux) ou au travers d’actions de formation pour la gestion des ateliers multimédia.

Question n° 4 : La prise en compte de la question du numérique par votre conseil général, tous services confondus, a-t-elle été incidente pour les objectifs fixés à votre BDP ? (ou la question du lien entre les politiques des conseils généraux dans le cadre d’enjeux numériques identifiés par elles et les BDP.)

2/3 de réponses négatives – 1/3 de réponses positives.

Cette proportion importante sur l’ensemble des BDP, et encore plus si on ajoute les non-répondants, peut être très inquiétante si elle révèle un manque d’identification par les conseils généraux du rôle fondamental des BDP sur ce champ d’intervention. Des exemples viennent l’attester lorsque le département par ailleurs se dote d’une forte ambition de développement (haut débit ou politique de dotation informatique des collèges). Autant de situations d’ignorance ou d’incohérence dans les politiques départementales que vous exprimez globalement ou déplorez. 15 réponses positives font mention d’une dynamique départementale globale par rapport aux TIC, de liens entre les services pour des dotations matérielles ou l’ouverture d’accès publics à Internet sur le réseau, de la création d’annexes fortement orientées TIC ou d’un soutien par rapport à des publics cibles identifiés par les conseils généraux (les personnes âgées ou handicapées, le milieu fermé).

Question n° 5 : Pensez-vous mener des projets dans le champ du numérique dans les 3 années à venir ?

Oui : 92 %, soit 40 % de l’ensemble des BDP si on inclut les non-répondants.

À l’analyse du détail des réponses, au moins ¼ des BDP souhaitent mettre en ligne des ressources électroniques à destination des bibliothèques de leur réseau et du public. Par ailleurs, 11 BDP souhaitent refondre leur site pour des portails plus interactifs avec de l’inscription en ligne, des fils RSS, des blogs, des prêts dématérialisés, des portails plus collaboratifs, des catalogues départementaux… Un fonds d’optimisme mesuré, ou de lucidité, me donne le sentiment qu’il s’agit souvent de projets encore assez peu formalisés et donc peut être plus de déclarations d’intention que de véritables projets. Il existe une vraie conscience des enjeux et de l’importance pour les BDP de passer à l’acte mais encore faut-il le faire. Je renvoie à ce sujet à la communication de Daniel Renoult ce matin qui signalait le caractère très hétérogène des services à l’échelle de nos territoires. Il existe des expériences remarquables mais l’établissement d’une cartographie laisserait transparaître de grands blancs. Une réponse qui n’était peut-être pas facile à formuler, tout à l’honneur de notre collègue qui l’a exprimée avec sincérité, renforce chez moi ce sentiment, je cite « Faut laisser les autres essuyer les plâtres ! ». Les réponses permettent néanmoins de dégager l’espoir d’une réelle dynamique, mais dans un calendrier peut-être un peu plus distendu que celui affiché.

Question n° 6 : Pensez-vous avoir besoin de partenaires institutionnels pour vous aider à enrichir ou définir une offre de services numériques ?

Oui : 80 %

On constate une attente très majoritaire de négociations commerciales collectives auprès des fournisseurs du marché et pour des propositions spécialement adaptées aux BDP. Dans ses réponses, ce besoin de négociation est exprimé pour les uns avec et pour les autres en dehors de CAREL. Voilà peut-être une piste pour un nouveau groupe de travail au sein de l’ADBDP. Il y a aussi une demande de meilleure lisibilité technique, juridique et commerciale de ses offres. Quelques directeurs de BDP (réalisme, pragmatisme ou utopie), attendent la mise en place de soutiens incitatifs financiers de la part des institutions pour le développement de ressources numériques en ligne (sont cités le CNL, les DRAC et les conseils régionaux).

Question n° 7 : Vous estimez-vous suffisamment formés ou informés pour mettre en œuvre vos éventuels projets et faire face aux mutations numériques encore à venir ?

Non : 2/3 des réponses

Les commentaires récurrents à ces réponses négatives sont des interrogations sur la place et le rôle des BDP, sur la mutation des compétences tant pour l’équipe BDP que dans les BM des réseaux, le désir de formations et d’informations continues « au rythme où vont les choses ». Deux idées fortes, parmi les réponses positives, émanent de BDP plus au fait de ces questions et ayant une offre de services affirmée dans le domaine du numérique :

« L’offre de formation est pléthorique mais on commence à tourner en rond »,

« On navigue à vue ».

Question n° 8 : Internet est-il source d’inquiétudes pour le devenir de la BDP que vous dirigez ?

Non : 80 %

Non, car c’est « un support stimulant », « une nouvelle offre », « de nouveaux défis », « de nouveaux services à proposer », « de nouvelles pratiques », « une chance pour les bibliothèques notamment dans les départements enclavés », « un travail plus intéressant de médiation et un facteur d’attractivité vis-à-vis de nouveaux publics, notamment des publics spécifiques ». Mais, il est apparu que le terme « inquiétudes » était lui aussi ambigu. Pour les réponses négatives, l’« incertitude » est apparue plusieurs fois dans les commentaires et lorsqu’elle est exprimée c’est « vis-à-vis des compétences des équipes BDP pour maîtriser ces projets », « vis-à-vis du financement d’outils jugés onéreux au risque d’une sous-exploitation par des bénévoles peu formés ou pas motivés, alors que les budgets des conseils généraux ne sont pas au mieux ». Une incertitude également au regard de notre capacité à « faire partager les enjeux de cette mutation numérique et la place des BDP auprès des élus de notre conseil général, auprès des élus des communautés de communes au risque parfois d’interprétations contre productives » comme, par exemple, la question du tout numérique en opposition au développement physique des médiathèques, au risque également de confusion du rôle du service public au regard des pratiques domestiques. Dans « incertitude » est condensé notre pouvoir de conviction et de mobilisation auprès de nos décideurs élus et administratifs. Un sacré challenge nous attend et ce constat est magnifiquement synthétisé au travers d’une formule lapidaire « même pas peur ! ». Mais, à la lecture de l’ensemble de nos commentaires et de notre volonté forte et enthousiaste de relever le défi numérique qui se présente à nous, « même pas peur ! » et se le répéter comme pour s’en convaincre ou comme une conjuration.

La question n° 9...

...était un lieu d’expression libre, je me refuse donc à réduire vos réponses en une synthèse thématique forcément très réductrice et vous propose plutôt un petit florilège de vos commentaires avec des points de vue parfois très tranchés, voire polémiques.

« Il y a hiatus énorme entre l’avancée du numérique et le développement de nos bibliothèques : comment parler à des bénévoles de dématérialisation du son et de l’image alors que leurs collections sont encore souvent en piteux état. Le public des jeunes internautes en diable et maître du peer to peer dans l’illégalité la plus décontractée ne peut se reconnaître dans les bibliothèques de nos réseaux. Nous avons une marge de progression incroyable devant nous, c’est passionnant ! »

« Les supports (livres, CD, DVD) sont loin d’être condamnés – en tout cas pas à court terme – et les pratiques des publics dans les médiathèques ne sont pas le reflet exact des usages des consommateurs attestés par les difficultés de l’édition audio et vidéo. Ceci nous laisse quelques délais pour réaliser une hybridation maîtrisée de notre offre documentaire et de nouveaux services. »

« L’offre de services numériques reste limitée ou encore en devenir. Dans tous les cas, ces ressources nécessitent une publicité et un accompagnement important du public »

« Il est difficile de faire de la prospective dans ce domaine et l’expérience des premiers livres électroniques nous incite à la prudence. Mais il est évident que le livre comme support d’information de masse est menacé. Je ne crois pas que le prêt de documents électroniques soit la seule réponse possible à apporter à l’évolution des bibliothèques. La question deviendra centrale et suppose d’ores et déjà une redéfinition profonde des missions des bibliothèques publiques et peut-être le regroupement d’équipements culturels polyvalents au sein d’EPCI, a fortiori, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques et de chevauchement de compétences entre équipements culturels. Les livres resteront et reviendront peut-être en force mais ne seront consultés que s’ils sont valorisés dans le cadre de réseaux d’échanges culturels, animés par des bénévoles et des professionnels. »

« Dans quelle mesure l’ADBDP peut-elle jouer un rôle pour une meilleure information sur les ressources électroniques ? Peut-on envisager des journées ciblées ? »

« Il est certain qu’avec Internet les missions des bibliothèques, et donc des BDP, sont à redéfinir. »

« Les idées innovantes sont certainement à trouver hors des institutions. »

« La question des nouvelles pratiques de consommation qui malmènent la bibliothèque, au sens large, me semble poser problème en terme de renouvellement du public des bibliothèques. Un enfant ayant grandi avec l’accès sur son téléphone portable et via Internet à l’ensemble des ressources payantes et/ou gratuites – qui l’intéressent ou qu’il désire – a-t-il encore besoin d’une bibliothèque ? »

« Il me semble que la vocation des BDP, dans la stricte application du Code général des collectivités territoriales, est d’être un outil départemental d’aide aux communes pour assumer leurs compétences et notamment celle de la lecture publique. Passer par-dessus les bibliothèques, que nous devons aider à se développer pour pérenniser une offre de lecture publique en tous points du territoire pour s’adresser directement aux populations (usagers, lecteurs), me semble aller en contradiction avec tout le travail mené par ailleurs en conseils, développement, formation, subventions de bibliothèques communales de proximité qui sont certes des centres de ressources pour les populations, mais aussi des lieux de lien social. C’est pourquoi le projet de [bip] a fait le choix de donner des codes d’accès à ses bibliothèques et non aux lecteurs comme cela peut se faire au Canada ou dans certaines autres villes françaises. »

«  Nous tentons de faire une veille active sur ces questions. Mais force est de constater que nous avons le sentiment que tout le monde pose les mêmes questions sans avoir nécessairement les moyens d’y répondre. Nous avons récemment organisé une journée de formation sur ces questions qui a retenu l’attention des bibliothèques les plus importantes du département mais intéresse encore aujourd’hui assez peu le réseau. L’état de l’art en la matière, aujourd’hui, est encore diffus mais il me semble qu’il s’agit d’un virage primordial pour les BDP. Les territoires infra-départementaux n’auront pas les moyens d’avoir les ressources nécessaires à des services en ligne. J’ai le sentiment que le département peut seul offrir cette option au monde rural. Les BDP doivent donc développer rapidement des compétences et des ressources sur ces points et nous attendons la validation des élus. »

Je vous remercie.

- Questions

Didier Guilbaud

C’est une question qui s’adresse plutôt à Xavier Galaup. Comment, à travers toutes les possibilités du web que tu nous as exposées, et alors que tu es encore jeune dans la profession, envisages-tu l’évolution de nos métiers ?

Xavier Galaup

Je vous ai présenté des pistes, un peu tous azimuts. Il y a un gros travail de formation, à tous les niveaux. Il faut essayer ces outils. Ce sont avant tout des êtres humains qui sont derrière et qui y ont consacré parfois beaucoup de temps. Lionel Dujol pourrait témoigner de l’investissement que cela représente. Pour l’aspect technique, on a ou non la fibre, mais les outils facilitent beaucoup, aujourd’hui, la transparence technique et permettent de valoriser davantage la manière dont on peut utiliser les contenus et communiquer. Échanger avec les usagers suppose une orientation accrue vers ces derniers plutôt que vers les collections. Nous allons sans doute vers une logique de bibliothèque des usagers, vers leurs usages multiples et notamment Internet, plutôt que centrée vers les collections. C’est cette logique qu’il faut à travers la formation continue et les journées d’étude qui se multiplient en France faire évoluer. Par rapport au web 2.0, essayez, créez-vous un blog (il y a plein de plateformes gratuites), voyez à quoi cela ressemble et peut-être aurez-vous des idées que nous n’avons pas encore eues. C’est vraiment l’usage de chacun qui amènera à avoir d’autres services et approches. Il faut multiplier les expérimentations et les faire connaître.

Franck Caputo, BDP du Gard

Une remarque personnelle : dans ce type de présentation, on a souvent le sentiment d’être un peu en retard. Or, aujourd’hui j’ai l’impression d’avoir rajeuni car les contenus que j’ai vus me rappellent Salut les copains ou Mademoiselle Age tendre. Ce qui m’intéresse est de connaître le temps que cela représente, le niveau d’investissement du personnel, des services informatiques, de la communication voire du cabinet. Comment tous ces ingrédients peuvent-ils se mettre en place alors que parfois la réalisation d’une simple brochure de formation demande des semaines de validation ?

Stéphane Wahnich

Ce rapport à l’évolution du métier et au recrutement a été plusieurs fois souligné dans l’étude. Globalement, beaucoup de personnes des BDP ont conscience qu’à l’avenir elles recruteront plutôt des profils d’ingénieurs, de webmestres, d’architectes que de magasiniers. Il y a d’abord une logique de ventilation des emplois des BDP et d’analyse de l’opportunité de recrutements en dehors de la fonction publique. Il y a une forte demande de nouvelles ressources humaines de la part des BDP les plus en avancées qui sont déjà confrontées à ce type de problème. Un directeur de BDP ne va pas faire son blog ou un portail… les collectivités territoriales et l’État sont fortement confrontés à la question du recrutement dans le cadre administratif de personnes qui sont souvent soit des professions libérales comme les architectes, soit dans du consulting comme les webmestres.

Alain Duperrier

J’ai travaillé dans une vie antérieure dans une grande bibliothèque municipale et l’offre de services que vous avez évoquée concerne des collectivités qui en ont les moyens. Nos territoires sont encore souvent dans une forme de déshérence de qualifications. Cette réflexion est indissociable de la politique d’aménagement du territoire. On ne peut évoquer Internet sans évoquer toutes les politiques territoriales en direction des équipements. Le danger serait d’être dans un dialogue manichéen qui opposerait l’Internet contre le reste. Pour convaincre de l’utilité des moyens nécessaires, le retour sur investissement doit être assez rapide, il faut du mètre carré.

Suzanne Rousselot, directrice de la Médiathèque départementale du Haut-Rhin

Je voudrais apporter quelques précisions concernant les ressources humaines nécessaires pour faire évoluer la BDP vers davantage de ressources numériques. Il n’est pas facile d’avoir à gérer, d’un côté, une équipe relativement traditionnelle et, de l’autre, des personnes battantes qui ont envie d’aller de l’avant. Nous avons évolué progressivement et créé peu à peu une équipe qui se compose, au fur et à mesure des recrutements, de profils plutôt nouvelles technologies et connaissance de l’informatique. Mais, au départ, cela reposait sur la motivation de certains agents auxquels nous avons accordé toutes les facilités pour suivre des formations, y compris des formations en alternance en IUT, et qui ont acquis des connaissances leur permettant de se positionner comme outils pour le réseau. Xavier Galaup, à son retour de l’enssib, s’est fortement positionné sur ces questions, avec un temps d’investissement personnel difficilement mesurable. Trois personnes travaillent actuellement sur ce secteur, dont deux quasiment à temps plein.

Alain Duperrier

Il y a certes le carcan administratif de la validation du service communication difficile à résoudre, mais, en termes de ressources humaines, la mutualisation deviendra indispensable. C’est en formant le réseau, que nous pourrons proposer aux usagers des services plus vivants, alimentés et renouvelés.

Une participante belge

Nous avons pointé tout à l’heure le problème de la professionnalisation. Le doyen de l’Inspection générale a évoqué la révision des formations, en mettant l’accent sur ce que nous appelons, en Belgique, les formations continuées. Nous mettons également l’accent sur cet aspect mais ce qui m’a toujours laissé perplexe chez vous, c’est précisément cette non-volonté de considérer le métier de bibliothécaire comme un véritable métier, dans la mesure où vous formez peu de personnes par rapport à vos besoins. Vos formations ne me semblent pas suffisamment importantes pour avoir tous les atouts permettant de répondre aux questions que vous venez de formuler aujourd’hui.